Beaulieu S/Parthenay / Vivre en autosuffisance, le défi d’une famille gâtinaise

Katia Guinfolleau, la spécialiste des bocaux

Pour vivre heureux, vivons autonomes ! Katia Guinfolleau et sa petite famille à Beaulieu-sous-Parthenay, testent à leur rythme plusieurs alternatives sociétaires.

Camille aime bien le garde-manger

Stop aux déchets

Paradoxe à son éducation, Katia a commencé très vite à être minimaliste et ne conserver que l’essentiel. Maman de 4 enfants, la naissance du premier, il y a presque 14 ans, a suscité de nouvelles envies de consommation. Sans penser au zéro déchet, l’utilisation de couches lavables a été le début d’une ascension dans cette démarche, peu médiatisée à l’époque. Influencée par les réseaux sociaux, le partage d’idées, le nez plongé dans les bouquins du genre, cosmétiques et produits d’entretien « fait maison » ont remplacé petit à petit les traditionnels produits industriels et suremballés. « Le savon est le seul produit que je ne fais pas. Privilégier le vrac est devenu comme une évidence pour tous les produits de la maison. Chaque achat est réfléchi pour éviter tout emballage plastique au profit d’emballages en verre et bannir toute boite de conserve ».

 

Pour Louise, la lessive maison n'a plus de secret

A fond pour le fait maison

Animatrice pendant 8 ans à la confédération paysanne puis membre de l’association « Ensemble naturellement » (accompagnement à la parentalité), sensible à l’esprit « bien manger », s’orienter vers les produits bio et locaux s’est inscrit dans une suite logique. « J’ai toujours cultivé mes légumes et fait mes conserves, aujourd’hui il n’y a chez nous que du « fait maison ». On a changé notre alimentation, diminué la consommation de viande, supprimer le lait de vache, privilégié l’alimentation végétale même si le dilemme ce sont les emballages qu’elle génère ; depuis février 2019, je ne vais plus dans les grandes surfaces. Acheter en gros me permet de gagner du temps et cuisiner a toujours été un plaisir. Certes c’est une organisation mais c’est devenu viscéral !

Au jardin, ça pousse…

« Esthétiquement très beau ce mélange de fleurs et de légumes, depuis 2 ans, la permaculture est aussi une solution pour réduire l’arrosage. L’élevage de 12 poules pondeuses et 25 poulets pour une consommation personnelle est aussi un premier pas vers une autonomie alimentaire. Le projet d’agrandir le potager, planter des arbres fruitiers et installer une serre seront nécessaires pour y parvenir. Utilisées principalement en infusion en prévention de petits maux, les plantes médicinales (une vingtaine) jouent aussi leur part d’importance dans une alimentation saine. « Nous essayons également de nous soigner naturellement avec des huiles essentielles ».

et ça bourdonne !

Fille et petite-fille d’apiculteur, après 10 heures de formation auprès de l’association Les Ruchers de Viennay, 3 ruches ont été installées l’année dernière. « La plantation d’une flore mellifère a permis aux enfants de s’y intéresser ; la première récolte de miel, l’an dernier, a été une belle réussite ».

L’énergie, j’économise

« On a vraiment vu la différence sur la facture d’eau ». Depuis un an, la maison est équipée de deux toilettes sèches et en remplacement du papier toilette, des lingettes fabrication maison sont à disposition mais ce n’est pas une obligation. Une économie également remarquée avec le nouveau pommeau de douche. « Nos 200m2 chauffés exclusivement au bois et la pose, en prévision, de panneaux photovoltaïques devraient nous permettre d’être autonomes en électricité ».

Prise au jeu ou aspirée dans une spirale infernale de trouver des solutions pour tout maîtriser, Katia espère bien transmettre toutes ses valeurs à ses enfants qui ont parfois du mal à accepter toutes ces nouvelles habitudes de vie. « Notre engagement, nous le faisons pour l’écologie, la préservation de la planète et non pas pour faire des économies ».

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