Les JA 79, l’agriculture de demain

Guillaume Audurier, président du canton de Mazières et ses 3 adhérents à la Fête de la Terre 2019

Les jeunes agriculteurs des Deux-Sèvres sèment une nouvelle dynamique pour sauver et perdurer l’agriculture locale, fleuron du département.

Thomas Gaillard, nouveau président des JA 79

Fédérer de nouveaux adhérents

Réunis en syndicat, les JA 79 ont élu, en mars dernier, leur nouveau président, Thomas Gaillard, et renouvelé 80% de leurs équipes. Un second souffle, plus jeune et plus actif en termes de communication pour redorer l’image de l’agriculture sur notre territoire. Deux emplois de salariées, Aurélie et Laurine, apportent un soutien précieux à l’ensemble de ces bénévoles, notamment sur la toute partie administrative. Les 250 adhérents (nombre en forte progression) sont répartis sur 11 cantons indépendants et libres d’organiser leurs propres évènements.

Arrêter les clivages

« Par rapport à nos parents de la FNSEA, nous avons l’avantage de défendre tous les types d’agriculture : conventionnelle, raisonnée, Bio et en permaculture, et constatons de plus en plus d’adhérents dans le maraîchage et la vente directe. Cette diversité est une richesse qui fait aujourd’hui notre force. Le profil de l'agriculteur change, les porteurs de projet ne sont plus forcément issus du monde agricole ; les néo-ruraux, ceux en reconversion viennent bousculer les codes. Fini aussi le schéma d’après-guerre, le couple n’est plus 100% paysan. Néanmoins, pour lutter sur le fait qu’il y ait encore trop de clivage sur la profession, nous misons sur le dialogue ».

S’unir pour décider

« Favoriser l’échange entre cantons est aussi un facteur social nécessaire. Les zones céréalières perdent un peu plus de lien que les zones d’élevage. Réunir les intercantonales pour travailler, débattre et faire émerger de nouvelles idées, sur la gestion du foncier, de l'eau, de l’environnement, sur la transmission des fermes, l’installation de nouvelles, réfléchir sur des avantages fiscaux… et réaliser un rapport d’orientation qui, à terme, sera présenté à nos politiques au niveau national ».

Favoriser les installations

« Confrontés à une vague de départs en retraite, soit 45% de la population agricole en 2026, promouvoir et favoriser l'installation de projets viables, vivables et durables en lien avec l’environnement reste le grand défi de demain. Un enjeu majeur pour conserver des fermes à tailles humaines avec des capitaux propres et éviter les grosses structures même si le regroupement de petites exploitations semble inévitable ».

Promouvoir le métier

Valoriser la profession d’agriculteur auprès des apprenants (600 élèves atteints par an) dans les collèges, lycées, MFR, dans les cursus agricoles, être présents sur les forums des métiers, une stratégie, un axe de communication indispensables pour ces jeunes agriculteurs, en quête de futurs exploitants.

Valoriser son travail

« Demain si on perd l'autonomie alimentaire, il faut sécuriser la production. On ne peut qu’encourager la vente directe, mais tous les agriculteurs ne sont pas attirés par la transformation du produit ni ce mode de commercialisation. Privilégier le dialogue auprès des grandes surfaces pour travailler ensemble semble une évidence pour poursuivre la démarche « manger local », sujet au coeur de nos préoccupations ».

Créer du lien 

Communiquer avec le grand public est primordial pour faire renaître les liens entre les agriculteurs du territoire et les concitoyens. « Ambiance Terre », une déclinaison annuelle de la Fête de la Terre, devait être l’évènement phare de cette année. Orienté grand public, ce primo évènement avait prévu de réunir de nombreux intervenants professionnels, et avait suscité l’engouement de 70 partenaires ainsi que le soutien du département et de la région. Prévu à Bocapole-Bressuire en ce mois de septembre, il a été reporté à l’automne 2021.

Renseignements sur la page Facebook @jeunesagris79

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